Résumé
Ce livre prolonge les réflexions et les échanges du colloque international n° 306, tenu à Montréal, les 8 et 9 mai 2025, dans le cadre du 92ᵉ Congrès de l’Acfas, organisé par le Laboratoire interdisciplinaire de recherche en éducation et gouvernance (LIREG) et l’École doctorale Sciences humaines et sociales (EDSHS) de l’Université INUFOCAD, sous le leadership du recteur Vijonet Déméro. Il guide le lecteur dans un long parcours historique, parsemé de mémoires occultées et de savoirs humanisés. Il s’agit donc d’une entreprise scientifique et humaine amenant le lecteur à mieux comprendre les dynamiques sociales en lien avec les poids historiques des héritages du colonialisme et de l’esclavagisme du passé au présent, concoctés à partir du XVe siècle par des édits pontificaux suivis des édits royaux pour la colonisation continuelle des Afriques et des Amériques, la traite et la « servitude perpétuelle » des Nègres rebondissant sur le monde contemporain. En contexte postcolonial, il cartographie à l’échelle mondiale un système de recolonisation de la pensée à l’occidentale et de reproduction du savoir exogène, au mépris des savoirs épistémiques endogènes, avant de rapporter les engagements publics des chercheur·e·s pour la décolonisation du savoir, pour la justice épistémique et réparatrice par-delà les frontières et les chantiers académiques.
Ce livre prolonge les réflexions et les échanges du colloque international n° 306, tenu à Montréal, les 8 et 9 mai 2025, dans le cadre du 92ᵉ Congrès de l’Acfas, organisé par le Laboratoire interdisciplinaire de recherche en éducation et gouvernance (LIREG) et l’École doctorale Sciences humaines et sociales (EDSHS) de l’Université INUFOCAD, sous le leadership du recteur Vijonet Déméro. Il guide le lecteur dans un long parcours historique, parsemé de mémoires occultées et de savoirs humanisés. Il s’agit donc d’une entreprise scientifique et humaine amenant le lecteur à mieux comprendre les dynamiques sociales en lien avec les poids historiques des héritages du colonialisme et de l’esclavagisme du passé au présent, concoctés à partir du XVe siècle par des édits pontificaux suivis des édits royaux pour la colonisation continuelle des Afriques et des Amériques, la traite et la « servitude perpétuelle » des Nègres rebondissant sur le monde contemporain. En contexte postcolonial, il cartographie à l’échelle mondiale un système de recolonisation de la pensée à l’occidentale et de reproduction du savoir exogène, au mépris des savoirs épistémiques endogènes, avant de rapporter les engagements publics des chercheur·e·s pour la décolonisation du savoir, pour la justice épistémique et réparatrice par-delà les frontières et les chantiers académiques.
Le projet de décolonisation du savoir que charrie et chérit ce collectif se veut une remise en question de « ce qui est » (statu quo), c’est-à-dire ce mode moderne de recolonisation, de hiérarchisation, d’universalisation et d’imposition du savoir exogène. Il se veut aussi un horizon collectif de dignité et de co-construction des savoirs alternatifs de l’humanité, longtemps asphyxiés par les courants de la pensée dominante et de l’histoire coloniale, un parcours de dialogue constructif pour la prospérité de la société et de la science, un processus de réappropriation commune des savoirs patrimoniaux pour en faire de véritables « biens publics », un engagement public pour la reconnaissance et la coexistence de la diversité des savoirs de l’humanité, un combat intellectuel et éthique à l’échelle planétaire pour un monde plus inclusif et plus convivial, par le démantèlement du système de pensée unique de marque de fabrique coloniale marginalisant à dessein les savoirs épistémiques endogènes.